Le 6 mars 2026, un décret a une nouvelle fois réduit les aides à l'embauche d'apprentis. Pour les contrats conclus à partir du 8 mars, l'aide est désormais modulée selon le niveau de diplôme : pour une formation bac+3 ou plus, elle tombe à 2 000 € dans les entreprises de moins de 250 salariés, et à 750 € au-delà. En 2024 encore, toutes les entreprises percevaient jusqu'à 6 000 €. Objectif affiché : environ 200 millions d'euros d'économies dès 2026, jusqu'à 700 millions d'ici fin 2027.
Quelques semaines plus tard, le 2 avril, le reste à charge du CPF était porté à 150 € par formation.
Prises isolément, ces mesures peuvent se discuter. Mises bout à bout, elles dessinent une trajectoire claire pour les organismes de formation : les canaux de financement historiques se resserrent les uns après les autres. Et ce resserrement se joue à un endroit très précis du parcours : les admissions.
Il y a un moment que tous les responsables d'admissions connaissent. Un candidat motivé, un projet cohérent, un dossier validé par le jury. Puis, quelques semaines plus tard, un mail ou un silence : il ne viendra pas. Il n'a pourtant pas changé d'avis sur la formation ; il n'a simplement pas trouvé comment la financer.
Ce moment se répète, session après session. Et il a un coût, pour le candidat d'abord, mais aussi pour l'organisme de formation.
Le coût invisible des candidatures perdues
Quand un candidat admis ne s'inscrit pas faute de financement, l'organisme perd d'abord du chiffre d'affaires : une place financée en moins, sur des sessions dont les coûts fixes ne baissent pas. Il perd aussi tout le travail d'admission déjà réalisé, le sourcing, les entretiens, la sélection.
Il perd enfin en diversité, et ce point est le plus lourd de conséquences : les candidats qui renoncent ne sont pas répartis au hasard. Ce sont ceux qui n'ont ni épargne, ni CPF suffisant, ni accès au crédit.
À critères d'admission constants, le financement agit comme un second filtre, invisible et subi.
Ce filtre ne sélectionne plus sur la motivation ou le potentiel, mais sur la situation financière de départ. Deux candidats également admis n'ont pas les mêmes chances d'aller au bout de leur projet.
Pour un organisme de formation, l'inclusion se joue donc autant dans les solutions de financement proposées après l'admission que dans les critères d'admission eux-mêmes.
Un contexte qui se tend pour les organismes
Nous avons décrit dans notre article fondateur les limites structurelles des dispositifs existants. Les décisions de ce début d'année 2026 les rendent très concrètes :
- un CPF plafonné, plus contrôlé, et désormais assorti d'un reste à charge de 150 € qui a augmenté de moitié en deux ans,
- des aides à l'alternance réduites, qui fragilisent un canal de recrutement entier, en particulier dans les grandes structures,
- des enveloppes publiques arbitrées à chaque loi de finances, aux cycles budgétaires imprévisibles,
- et, au bout de la chaîne, des candidats de plus en plus souvent admissibles mais sans solution.
Dépendre d'une ou deux sources de financement, c'est exposer son modèle économique à des décisions qu'on ne contrôle pas.
Les bénéfices concrets d'un partenariat avec Umanity
Umanity finance les apprenants via des contrats de partage de revenu : la formation est réglée à l'organisme, l'apprenant ne contribue qu'une fois en emploi, au-dessus d'un seuil de revenu, dans un cadre plafonné et limité dans le temps.
Pour un organisme de formation partenaire, voici ce que cela change.
Des candidatures sauvées
Les candidats admis sans solution de financement deviennent des inscrits. Le vivier s'élargit sans toucher aux critères de sélection : les mêmes exigences pédagogiques, ouvertes à davantage de profils.
Une trésorerie sécurisée
Umanity règle la formation dès l'entrée de l'apprenant. L'organisme n'a pas à faire crédit à ses apprenants, ni à gérer des échéanciers ou du recouvrement.
Un risque porté par le financeur
Si l'apprenant ne trouve pas d'emploi ou reste sous le seuil de revenu, c'est Umanity qui porte le risque. Ni l'organisme, ni l'apprenant sous forme de dette.
Des sessions plus stables
Une part des abandons en cours de formation a une cause financière. Un apprenant qui n'a pas eu à vider son épargne ni à s'endetter aborde sa formation dans de meilleures conditions, et va plus souvent au bout.
Une source de financement à part entière
Le partage de revenu ne remplace ni le CPF, ni l'alternance, ni les financements publics : il s'y ajoute. Il ne se limite pas pour autant à un rôle d'appoint, puisqu'il peut financer 100 % du coût d'une formation, y compris pour un candidat sans CPF ni apport. Pour l'organisme, c'est un canal complet de plus, qui réduit la dépendance aux cycles budgétaires des dispositifs existants.
Aucune charge administrative nouvelle
L'étude d'éligibilité, la contractualisation, le suivi des apprenants et l'encaissement sont gérés par Umanity. Côté organisme, le parcours d'admission reste le même, avec une solution de plus à proposer aux candidats.
Un signal qualité opposable
C'est peut-être le bénéfice le moins évident, et le plus durable. Un financeur qui n'est remboursé que si les diplômés s'insèrent ne peut pas se permettre de financer des formations qui n'insèrent pas. Être partenaire d'Umanity, c'est donc apporter une preuve externe, financièrement engagée, de l'employabilité de ses formations.
Quand le financeur met son propre capital en jeu sur vos taux d'insertion, votre promesse d'employabilité n'est plus déclarative : elle est vérifiée.
Ce que cela demande aux organismes partenaires
Un partenariat de ce type n'est pas automatique, et c'est justement ce qui fait sa valeur. Parce que le modèle repose sur la réussite réelle des apprenants, Umanity sélectionne les formations partenaires sur des critères exigeants : des débouchés documentés et des taux d'insertion transparents, un accompagnement vers l'emploi structuré, un suivi des diplômés dans la durée.
Les organismes qui remplissent ces conditions n'ont rien à craindre de cette exigence : elle valorise exactement ce qu'ils font déjà bien.
Donner les mêmes chances, sans rien céder sur le niveau
Le débat sur l'inclusion dans la formation est souvent mal posé, comme s'il fallait choisir entre ouvrir l'accès et maintenir l'exigence. Le contrat de partage de revenu permet de refuser ce choix : les critères d'admission restent les vôtres, nous levons le filtre financier qui s'exerçait après eux. Chaque candidat admis a alors les mêmes chances d'aller au bout de son projet, quelle que soit sa situation de départ.
Si vous dirigez un organisme de formation et que ce sujet vous concerne, parlons-en : un appel de 20 minutes suffit pour évaluer ce qu'un partenariat changerait pour vos admissions.
Dans l'article suivant de cette série, nous élargissons la perspective : pourquoi l'employabilité réelle devrait guider le financement de la formation, et ce que cela change pour les apprenants, les écoles et les entreprises.
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