Entretenir les bus, les camions et les trains, les métiers qui font rouler la transition
Onze métiers, de l’atelier de mécanique au technicentre ferroviaire et à la borne de recharge. Les postes publiés, les salaires proposés, l’accès, et ce que la transition change à chacun.

Les transports en 2026
- Vous trouverez ici onze codes métier de France Travail : la mécanique des voitures, des bus et des poids lourds, la maintenance et l’exploitation ferroviaires, la recharge et les batteries.
- Salaire proposé dans les offres
- Les offres vont de 1 802 à 2 833 € brut par mois, selon le métier.
- Mécanicien de bus et de poids lourds
- Le métier compte 2 139 postes publiés.
- Ces métiers nous intéressent. Présentez votre projet : nous l’étudions et nous vous disons quelles options le financent.
Source : France Travail, contrats publiés relevés le 1er juillet 2026, et fourchettes Metierscope du 1er trimestre 2026.
Au 1er juillet 2026, France Travail publiait 2 139 contrats de travail de mécanicien de bus et de poids lourds et 5 904 de mécanicien automobile, hors alternance. Ce sont les métiers qui gardent en état de marche les véhicules que la transition électrifie, à côté de ceux du ferroviaire, où le Shift Project attend une forte hausse des besoins.
Ces métiers nous intéressent. Présentez-nous votre projet : nous l’étudions, nous vous disons quels dispositifs publics peuvent le couvrir, et si la formation et le dossier s’y prêtent, nous vous proposons un contrat de partage de revenu.
Pourquoi ces métiers sont ici
Ces onze métiers ne relèvent pas de la même branche ni du même diplôme. Ils ont en commun le parc qu’ils font rouler : les voitures, les bus, les camions et les trains dont la transition change la motorisation, ou dont elle veut augmenter le nombre. Un véhicule moins émetteur ne sert à rien s’il reste au dépôt, et un train de plus demande une voie entretenue, une signalisation qui fonctionne et quelqu’un pour le conduire.
La frontière avec les métiers de la logistique et du transport est poreuse : le conducteur de train figure sur les deux pages, et le conducteur de poids lourd, qui a sa fiche métier de conducteur de poids lourd, conduit les camions que les mécaniciens de poids lourds entretiennent. Ces derniers ont aussi la leur, au relevé suivant de France Travail : mécanicien poids lourd, salaire et formation. Les volumes de postes ne s’additionnent donc pas d’une page à l’autre. Ce qui distingue celle-ci, c’est l’angle : l’entretien des véhicules et des voies, là où la logistique décrit le flux des marchandises.
Les onze métiers, du plus recruteur au plus rare
Chaque fiche donne la fourchette de salaire brut et le nombre de contrats publiés que France Travail rattache au code du métier, puis décrit le travail, la voie d’accès et l’utilité du poste. L’alternance et l’apprentissage sont exclus de ce comptage.
Mécanicien / Mécanicienne automobile
I1604De 1 802 € à 2 275 € bruts par mois
5 904 contrats de travail publiés pour ce code
Diagnostiquer, entretenir et réparer les voitures et les utilitaires légers, moteur, freinage, électricité et électronique embarquée.
CAP, bac professionnel ou titre professionnel de mécanicien automobile. France Travail cite aussi les habilitations électriques et l’attestation fluides frigorigènes parmi les conditions d’accès.
Avec la voiture électrique, le travail de l’atelier change de nature. Le mécanicien travaille désormais sur des batteries sous haute tension, et il continuera longtemps d’entretenir les voitures thermiques déjà en circulation, qui roulent encore des années après la fin de leur vente.
Mécanicien / Mécanicienne des véhicules des transports routiers
I1613De 1 802 € à 2 500 € bruts par mois
2 139 contrats de travail publiés pour ce code
Entretenir et réparer les bus, les autocars et les poids lourds : moteur ou chaîne de traction, freins, suspensions, circuits électriques et pneumatiques.
Du CAP au bac professionnel, ou un certificat de qualification professionnelle. France Travail cite l’attestation fluides frigorigènes et les habilitations électriques d’intervention sur batterie (B0L, BCL, B2VL, B2XL).
Un bus électrique ou un camion à batterie reste un véhicule de plusieurs tonnes qui roule tous les jours et doit passer à l’atelier. Ce métier tient en service les flottes que les villes et les transporteurs électrifient, et une ligne de bus immobilisée faute de mécanicien n’emmène personne.
Technicien expert / Technicienne experte après-vente automobile
I1612De 1 802 € à 2 667 € bruts par mois
405 contrats de travail publiés pour ce code
Prendre en charge les pannes que l’atelier ne résout pas : diagnostic électronique, réseaux embarqués, systèmes d’aide à la conduite, véhicules hybrides et électriques.
Un diplôme de niveau bac à bac+2 ou un titre professionnel, avec habilitation électrique, attestation fluides frigorigènes et permis B.
Plus une voiture embarque d’électronique et de batterie, plus ses pannes se lisent sur un écran avant de se réparer à la clé. Ce poste est celui vers lequel un mécanicien expérimenté évolue quand il apprend à lire ces systèmes, et c’est vers lui que l’atelier se tourne quand une voiture récente revient pour la même panne.
Conducteur / Conductrice de train
N4301De 1 896 € à 2 833 € bruts par mois
262 contrats de travail publiés pour ce code
Conduire un train de voyageurs ou de marchandises, préparer la rame, appliquer la signalisation et rendre compte des incidents.
Une formation obligatoire de conducteur de train, ouverte à partir d’un niveau d’enseignement secondaire, puis la licence européenne délivrée par l’EPSF et une habilitation de l’employeur. Conditions médicales et tests psychotechniques exigés.
Faire passer des voyageurs et des marchandises de la route au rail suppose d’abord des trains qui roulent, et chacun a besoin d’un conducteur. Le métier est aussi décrit parmi les métiers de la logistique, sous l’angle du transport : ses postes publiés ne s’additionnent pas d’une page à l’autre.
Technicien / Technicienne de maintenance ferroviaire
I1323De 1 815 € à 2 750 € bruts par mois
210 contrats de travail publiés pour ce code
Entretenir et dépanner le matériel roulant ferroviaire en technicentre : rames, locomotives, wagons, leurs organes mécaniques, électriques et de sécurité.
Un diplôme de niveau bac à bac+3 en maintenance des équipements ou des systèmes industriels, complété par une formation interne à l’entreprise, et des habilitations électriques selon les interventions.
Un train qui ne passe pas en maintenance ne repart pas, et le Shift Project cite les techniciens de maintenance des matériels comme l’un des métiers dont le manque est redouté si le trafic ferroviaire augmente. C’est un métier d’atelier, en technicentre, sur un parc qui doit repartir en ligne une fois l’intervention terminée.
Electricien / Electricienne de signalisation ferroviaire
F1629De 1 833 € à 2 704 € bruts par mois
115 contrats de travail publiés pour ce code
Installer, entretenir et dépanner les équipements électriques de signalisation des voies ferrées : feux, circuits de voie, aiguillages motorisés.
Un diplôme du CAP, avec expérience, au bac+2 en électricité ou en électrotechnique, et des habilitations électriques selon le type d’installation.
La signalisation est ce qui permet à deux trains de partager une même voie sans se rencontrer. Plus on fait circuler de trains sur un réseau, plus elle doit être fiable, et chaque panne d’un équipement de signalisation arrête ou ralentit tous les trains qui passent par là.
Poseur / Poseuse de voies ferrées
F1711De 1 802 € à 2 500 € bruts par mois
59 contrats de travail publiés pour ce code
Poser, remplacer et régler les rails, les traverses et le ballast lors des chantiers de construction ou de renouvellement des voies.
Accessible sans qualification d’après France Travail, un CAP de travaux publics ou le CQP de poseur de voies ferrées en facilitant l’accès, avec des CACES selon les engins.
Le Shift Project rappelle que le réseau ferré français est l’un des plus vétustes d’Europe et que sa régénération conditionne toute hausse du trafic. Ce métier de chantier en est l’exécution concrète, voie par voie, même s’il compte aujourd’hui peu de postes publiés.
Opérateur / Opératrice ferroviaire
N4403De 1 802 € à 2 417 € bruts par mois
36 contrats de travail publiés pour ce code
Assurer les manœuvres et les opérations au sol : formation et préparation des trains, attelage, vérifications avant départ, circulation dans les gares de triage.
Une formation à la sécurité ferroviaire, obligatoire pour intervenir sur le réseau, puis des formations internes à l’entreprise. Visite médicale et tests psychotechniques exigés.
Un train de fret se compose wagon par wagon avant de partir, et c’est ce métier qui l’assemble et le vérifie. Il est au cœur du fret ferroviaire que le Shift Project veut relancer, mais il compte aujourd’hui peu de postes publiés.
Technicien expert / Technicienne experte après-vente de véhicules de transport routier
I1622De 1 820 € à 2 500 € bruts par mois
17 contrats de travail publiés pour ce code
Diagnostiquer les pannes complexes des poids lourds, des bus et des autocars, en particulier électroniques et électriques, et conseiller l’atelier.
Un bac professionnel ou un titre professionnel, avec l’attestation fluides frigorigènes et les habilitations électriques d’intervention sur batterie (B0L, BCL, B2VL, B2XL).
Sur un camion ou un bus électrique, une panne de batterie ou de gestion électronique immobilise un véhicule qui doit rouler tous les jours. Ce poste est l’évolution du mécanicien de poids lourds vers le diagnostic, et c’est vers lui que l’atelier se tourne quand la pièce changée ne suffit pas.
Installateur / Installatrice de bornes de recharges électriques
F1628De 1 802 € à 2 200 € bruts par mois
10 contrats de travail publiés pour ce code
Installer, raccorder, mettre en service et entretenir les bornes de recharge des véhicules électriques, chez les particuliers, en entreprise et sur la voirie.
Un diplôme du CAP au bac+2, généralement en électricité ou en électrotechnique, et des formations spécifiques aux bornes. La certification IRVE est exigée de l’entreprise qui installe.
Une flotte électrique ne roule que si elle peut se recharger, au dépôt comme sur la route. Ce métier pose les bornes que l’électrification des bus et des camions rend nécessaires. Le code est récent et compte encore peu de postes publiés : c’est un débouché à regarder avec un premier métier d’électricien.
Technicien / Technicienne de maintenance de batteries de véhicules électriques
H2703De 1 850 € à 2 400 € bruts par mois
6 contrats de travail publiés pour ce code
Contrôler, démonter, réparer et remonter les batteries de traction des véhicules électriques, et en suivre l’état de santé.
Un certificat de qualification professionnelle, et l’habilitation électrique B2TL, obligatoire pour exercer.
La batterie est une pièce coûteuse et gourmande en métaux, et la réparer plutôt que la remplacer garde ces métaux en service plus longtemps. Le métier est neuf, son code ROME aussi, et il ne compte encore que quelques postes publiés : c’est une spécialisation à viser après un premier poste en atelier.
Fourchettes de salaire : France Travail, « Metierscope, statistiques du marché du travail par métier », service en ligne, mis à jour en continu, période de référence 1er trimestre 2026. Ce sont des salaires bruts proposés à l’embauche, par code métier, pas des rémunérations constatées en poste.
Contrats de travail publiés : France Travail, « API Offres d’emploi, comptage des contrats de travail publiés par code ROME », version 2, hors alternance et apprentissage, relevé le 1er juillet 2026. Un comptage à un jour donné, par code métier et tous secteurs confondus : ces nombres ne s’additionnent pas d’une famille à l’autre, et ce ne sont pas des intentions d’embauche.
Ce que la transition change dans ces métiers
Le Shift Project découpe la transformation de l’économie en grands secteurs. Pour les transports, trois de ses constats touchent directement ces onze métiers.
Le train de voyageurs
Dans « Massifier le train passagers », le Shift Project vise une multiplication par trois du nombre de voyageurs d’ici 2050. Il écrit que cette massification nécessite une croissance de 30 à 50 % des effectifs, que les employeurs ne préparent pas encore, et que des pénuries sont redoutées pour les techniciens de maintenance des matériels et du réseau, des emplois que leur pénibilité rend plus difficiles à pourvoir. Le transport ferroviaire compte aujourd’hui 160 000 emplois, d’après sa note de mai 2026 sur l’emploi.
Les poids lourds et les bus
D’après « Électrifier les poids lourds », les camions ont produit en 2024 à eux seuls 7 % des émissions territoriales de la France. Le Shift Project y écrit que le camion électrique à batterie doit jouer le rôle principal dans la décarbonation de la route, mais il partait de loin : 2 % des ventes de poids lourds neufs en 2024, et 0,5 % du parc à la fin de 2025.
Le même chantier prévient que ce changement de motorisation aura peu d’effet sur les effectifs et les compétences dans l’ensemble, en dehors de nouveaux besoins de formation sur la recharge et l’exploitation. Pour un mécanicien, le métier reste, avec en plus la haute tension des batteries, d’où les habilitations électriques demandées sur les fiches de la grille.
Les marchandises, de la route au rail
Le Shift Project projette une baisse des effectifs du transport routier de marchandises de 50 % d’ici 2050 dans l’une de ses variantes, de 46 % dans l’autre, en notant que de nombreux départs en retraite réduiront les besoins de reconversion. C’est pourquoi nous parlons ici de l’entretien des véhicules plutôt que de leur conduite. Le chantier sur les poids lourds prévoit que les camions resteront le principal mode de transport des marchandises en 2050, à côté d’un report important vers le rail, qui a besoin de poseurs de voies, d’électriciens de signalisation et d’opérateurs.
Sources : The Shift Project, « Massifier le train passagers » et « Électrifier les poids lourds », chantiers du rapport « Réussir la transition dans l’incertitude », avril 2026 ; « Emploi et formation : des leviers essentiels pour décarboner », 21 mai 2026.
Qui paie la formation, selon le poste visé
Le ferroviaire forme lui-même une grande partie de ses recrues. La formation de conducteur de train et celle de la sécurité ferroviaire sont organisées par les entreprises du secteur, qui recrutent puis forment leurs futurs agents. Avant de chercher un financement, regardez donc leurs campagnes de recrutement.
La mécanique et les postes de technicien passent plus souvent par un diplôme ou un titre préparé en centre, et c’est là qu’un reste à charge apparaît. Si vous êtes salarié, la période de reconversion permet de se former sans quitter son contrat. Si vous êtes sans emploi, voyez comment financer une formation sans CPF, et pour ce qui reste après ces dispositifs, le contrat de partage de revenu Umanity ne vous demande aucune avance : vous partagez une part de votre revenu une fois en poste, et rien tant que vous êtes sous le seuil.
Les familles voisines
La maintenance des véhicules est cousine de la maintenance des machines : les métiers de l’industrie et la formation de technicien de maintenance demandent les mêmes réflexes de diagnostic, sur des équipements fixes. Les bornes de recharge, elles, relèvent de l’électricité, au même titre que les formations à la transition énergétique.
Les transports ne sont qu’un des secteurs que la transition écologique transforme. L’énergie, le bâtiment, l’industrie et l’agriculture sont décrits sur les métiers de la transition écologique, secteur par secteur, et le répertoire des fiches métier réunit les métiers déjà décrits un par un.
Les autres secteurs de la transition écologique
Ces métiers font partie d’un ensemble plus large, décrit sur la page des métiers de la transition écologique, secteur par secteur. Les autres secteurs ont aussi leur page sur notre site.
- Énergies : Transition énergétique
- Bâtiment et logement : Métiers du BTP, Climatisation & froid
- Transports et mobilité : Métiers de la logistique
- Industrie : Métiers de l’industrie
- Numérique : Tech & data
- Aérospatial et défense : Industrie de défense, Souveraineté européenne
- Territoires : Eau et déchets
Comment financer cette formation
Voici les dispositifs à connaître, dans l’ordre où ils se mobilisent. Ce qui reste après eux, nous l’étudions avec vous.
CPF
Mobilisable selon vos droits, avec une participation de 150 € depuis avril 2026.
France Travail
Pour les demandeurs d’emploi, sur les métiers en tension.
Période de reconversion
Pour les salariés, financée par les OPCO, en gardant son contrat.
Partage de revenu Umanity
Le reste sans rien avancer : vous remboursez une fois en poste.
Et après la formation ? Notre accompagnement vers l’emploi.
Vos questions
Quelle formation pour devenir mécanicien de bus ou de poids lourds ?+−
Le ferroviaire recrute-t-il vraiment ?+−
Le camion électrique va-t-il créer beaucoup d’emplois ?+−
Peut-on se reconvertir dans la maintenance des transports sans diplôme du secteur ?+−
Umanity finance-t-il une formation de mécanicien poids lourd ou de technicien ferroviaire ?+−
Un projet dans la maintenance des transports ?
Présentez-le : nous l’étudions et nous vous disons quelles options s’ouvrent, dispositifs publics compris.
Vous formez aux métiers de la maintenance des transports ?
Les titres de mécanicien poids lourd et de technicien de maintenance s’adressent souvent à des adultes en reconversion, dont les droits à la formation ne couvrent qu’une part du prix. C’est ce reste à charge qui fait renoncer des candidats que vous avez déjà en entretien.
Le principe du partenariat est simple : Umanity règle à l’organisme une partie du coût à l’entrée en formation, et l’apprenant reverse une part de son revenu une fois en poste, sous un plafond. Rien ne lui est demandé pendant le parcours.