L’alternance recule sur vos diplômes du supérieur
Une série statistique et trois textes publiés datent ce que vit votre service admissions cette année. Ils disent aussi où un financement privé prend le relais, pour les candidats que vous avez admis et qui n’ont pas de contrat.
Ce que mesure la statistique publique
Les deux premiers chiffres comptent les entrées de l’année, celui qui suit l’effectif à une date : un même recul ne s’y lit pas au même rythme. Le mouvement se concentre sur l’enseignement supérieur, c’est-à-dire sur les niveaux où se situent la plupart des écoles, bachelors et formations post-bac. Le recul ne touche pas tous les niveaux : les entrées du secondaire progressent de 3,4 % sur la même période. L’apprentissage se déplace vers les certifications du CAP au baccalauréat, il ne disparaît pas.
contrats d’apprentissage ont commencé depuis le début de l’année 2026
relevé à fin juillet, soit 4,3 % de moins qu’un an plus tôt
de recul des entrées en apprentissage dans l’enseignement supérieur
54 500 contrats, quand le secondaire en compte 82 800 et progresse de 3,4 %
personnes étaient en contrat d’apprentissage fin juillet 2026
un effectif en baisse de 3,5 % sur un an, après 1 014 500 apprentis fin 2025
Source : Dares, « Contrats d’apprentissage », tableau de bord Politiques de l’emploi, système d’information sur l’apprentissage, mise à jour du 30 septembre 2026, données à fin juillet 2026.
Trois textes qui pèsent sur vos admissions
Deux déplacent de l’argent, le troisième déplace votre obligation d’information. Les trois ont une date, et elle est passée ou proche.
L’aide à l’embauche est plus faible sur vos diplômes
Pour un contrat conclu depuis le 8 mars 2026, l’aide versée à l’entreprise est plafonnée à 2 000 € quand l’apprenti prépare une certification de niveau 6 ou 7, et à 750 € si l’entreprise compte 250 salariés ou plus. Sur une certification de niveau 5, la même entreprise de moins de 250 salariés peut percevoir jusqu’à 4 500 €. L’incitation à recruter en bachelor ou en master vaut donc moins de la moitié de celle d’un BTS, et ces montants sont des maximums, pas des forfaits acquis.
Décret n° 2026-168 du 6 mars 2026
750 € que votre centre facture à l’employeur
Depuis le 1er juillet 2025, chaque contrat d’apprentissage visant une certification de niveau 6 au moins ouvre une participation forfaitaire de 750 € due par l’employeur. Le texte en confie la facturation au centre de formation d’apprentis lui-même, à l’issue des quarante-cinq premiers jours de formation pratique en entreprise. Elle tombe à 200 € lorsqu’un nouvel employeur reprend le contrat après une rupture.
Décret n° 2025-585 du 27 juin 2025
Qualiopi passe à 33 indicateurs le 1er novembre
Le référentiel national qualité révisé entre en vigueur le 1er novembre 2026 avec 33 indicateurs répartis sur 7 critères. L’indicateur 1 exige une information « accessible au public, détaillée et vérifiable » sur les prestations proposées, dont les « modalités pédagogiques et de financements » et les « tarifs ». Une solution de financement annoncée à vos candidats devient donc une pièce que l’audit peut demander à voir.
Décret n° 2026-728 du 1er août 2026
Ce que ces quatre faits laissent à faire
Un candidat admis sans contrat d’apprentissage n’est pas un candidat perdu, c’est un candidat sans financement. La question posée à votre service admissions est donc étroite : que proposer à quelqu’un qui tient son projet et dont les droits personnels ne couvrent pas le prix de la formation.
Le contrat de partage de revenu répond à ce cas précis. Umanity étudie le dossier du candidat, et quand il est retenu, règle votre établissement en amont. Le candidat n’avance rien et reverse une part de son revenu une fois en poste, au-dessus d’un seuil de revenu et dans la limite d’un montant plafond fixé au départ. Le fonctionnement du contrat de partage de revenu, étape par étape détaille ce que le candidat signe, et les six cas dans lesquels un financement est étudié nomment les situations que vos candidats nous présentent, dont le parcours préparatoire suivi avant la signature du contrat avec l’entreprise.
Côté information due au public, l’échéance du 1er novembre joue dans les deux sens. Elle vous oblige à décrire précisément les modalités de financement que vous annoncez, et elle vous donne une raison de les décrire : un candidat qui lit, avant de s’inscrire, ce qu’il paiera et quand, abandonne moins souvent en cours de route. Ce que nous proposons aux écoles, CFA et centres de formation tient sur une page, convention et circuit de paiement compris.
Pour situer ce que coûte l’alternative que vos candidats regardent en parallèle, réduire, puis effacer le reste à charge d’une formation dit ce qui reste à payer une fois les aides obtenues, et financer une formation sans CPF détaille ce qui reste ouvert quand les droits sont épuisés.
Les questions que les écoles nous posent
Umanity remplace-t-il l’alternance ?+−
Nos candidats paient-ils plus cher avec ce financement ?+−
Faut-il que la formation soit certifiante ou éligible au CPF ?+−
Quand votre établissement est-il réglé ?+−
Le parcours préparatoire avant le contrat d’apprentissage est-il concerné ?+−
Tous les dossiers que nous présentons sont-ils financés ?+−
Les trois textes cités
Chaque montant de cette page vient d’un texte publié au Journal officiel. Les liens ouvrent le texte lui-même, pas un commentaire.
- Décret n° 2026-168 du 6 mars 2026 relatif à l’aide exceptionnelle aux employeurs d’apprentis. Publié au Journal officiel du 7 mars 2026, applicable aux contrats d’apprentissage conclus à compter du 8 mars 2026 dont l’exécution débute avant le 1er janvier 2027 : l’aide est plafonnée à 2 000 € pour une certification de niveau 6 ou 7 dans une entreprise de moins de 250 salariés, et à 750 € dans une entreprise de 250 salariés et plus, contre 4 500 € et 1 500 € pour une certification de niveau 5 ; elle est portée à 6 000 € lorsque l’apprenti est reconnu travailleur handicapé (article L. 6243-1 du code du travail (aide dont ce décret vise les employeurs qui n’en bénéficient pas)).
- Décret n° 2025-585 du 27 juin 2025 relatif à la prise en charge des actions de formation par apprentissage. Publié au Journal officiel du 29 juin 2025, applicable aux contrats conclus à compter du 1er juillet 2025 : une participation forfaitaire de 750 € est due par l’employeur pour chaque contrat d’apprentissage visant une certification de niveau 6 au moins, facturée par le centre de formation d’apprentis à l’issue des quarante-cinq premiers jours de formation pratique en entreprise ; elle est ramenée à 200 € lorsqu’un nouvel employeur reprend le contrat après une rupture anticipée (premier alinéa de l’article L. 6222-18 du code du travail (période de 45 jours)).
- Décret n° 2026-728 du 1er août 2026 relatif au référentiel national sur la qualité des actions concourant au développement des compétences. Publié au Journal officiel du 4 août 2026, en vigueur le 1er novembre 2026 : le référentiel national qualité passe à 33 indicateurs répartis sur 7 critères, et l’indicateur 1 exige une information « accessible au public, détaillée et vérifiable » sur les prestations proposées, dont les « modalités pédagogiques et de financements » et les « tarifs ».
Références vérifiées sur Legifrance le 6 octobre 2026. La réglementation évolue : vérifiez la version en vigueur avant de vous engager.
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