Les métiers les plus exposés à l’IA : ce que la donnée dit, et ce qu’elle ne dit pas
Dix-huit codes métier de France Travail, classés par exposition estimée. Pour chacun : le salaire, le nombre de postes publiés, et ce qui, dans ce travail, passe ou ne passe pas par un écran.
Ce que dit cette page
- Les métiers classés
- Dix-huit codes métier parmi les 233 qui publient au moins 500 contrats de travail. Comptabilité, secrétariat, relation client à distance, informatique, bureau d’études.
- D’où vient le score
- D’une estimation d’Umanity, produite par un modèle de langage à partir des fiches métier de France Travail. Ce n’est pas une statistique publique, et la page le redit à côté du classement.
- Volume de postes
- 36 254 contrats de travail publiés pour ces dix-huit codes, tous secteurs confondus
- Salaire proposé dans les offres
- de 1 802 à 4 167 € brut par mois selon le métier
Chiffres : France Travail, contrats de travail publiés par code métier au relevé du 1er juillet 2026, et fourchettes Metierscope de la période de référence 1er trimestre 2026. Le score d’exposition, lui, est une estimation d’Umanity : sa méthode est détaillée plus bas.
Être exposé ne veut pas dire disparaître
Un métier est une collection de tâches. Quand on dit qu’il est exposé à l’intelligence artificielle, on dit qu’une partie de ces tâches peut être faite, en tout ou en partie, par un outil. On ne dit rien du reste : ni combien de personnes exerceront ce métier dans cinq ans, ni dans quelles entreprises, ni à quel salaire.
Dans les faits, l’arrivée d’un outil sur un métier se répartit entre deux effets qui ne se compensent pas mécaniquement. Une partie du travail est automatisée : elle sort du poste, et le temps qu’elle occupait est récupéré. Une autre est augmentée : la personne fait la même chose, plus vite ou mieux, et le poste se déplace vers ce que l’outil ne sait pas faire. C’est pourquoi un métier très exposé peut continuer de recruter, à condition que ce vers quoi il se déplace existe quelque part dans la liste de ses tâches.
L’article précise qu’un score élevé ne désigne pas l’automatisation d’un métier entier, mais la possibilité qu’une large part de ses tâches actuelles soit effectuée avec cette technologie. Cette réserve, posée par l’Organisation internationale du Travail sur son propre indice, vaut mot pour mot pour le nôtre. Cette page ne contient donc aucune prévision d’emplois détruits, aucune date, et aucune liste de métiers condamnés.
Les dix-huit métiers les plus exposés
Chaque carte porte l’estimation d’exposition, le nombre de contrats de travail publiés pour le code, la fourchette de salaire, et une phrase sur ce que le métier fait réellement.
Qui entre dans cette liste. Les métiers dont l’estimation Umanity atteint 8 sur 10 ou plus, parmi ceux qui publient au moins 500 contrats de travail au relevé du 1er juillet 2026. Du score le plus élevé au plus faible, et à score égal du plus recruteur au moins recruteur.
Ce score est une estimation d’Umanity, produite par un modèle de langage à partir des fiches métier de France Travail. Ce n’est pas une statistique publique.
Un score élevé dit qu’une partie des tâches du métier peut être faite par un outil. Il ne dit pas combien d’emplois existeront demain, ni quand, ni où.
Assistant / Assistante comptable
Exposition estimée 9 sur 10
De 1 802 € à 2 500 € bruts par mois
3 805 contrats de travail publiés pour ce code
Le travail consiste à faire entrer des pièces dans un logiciel, à vérifier qu’elles s’équilibrent et à préparer des déclarations. Tout passe par un écran, et la plupart des pièces arrivent déjà sous forme de fichier.
Assistant administratif / Assistante administrative
Exposition estimée 9 sur 10
De 1 802 € à 2 250 € bruts par mois
3 673 contrats de travail publiés pour ce code
Rédiger, mettre en forme, classer, relancer, tenir un agenda : la matière de ce métier est du texte et des dates, et les outils de rédaction automatique s’y appliquent directement.
Responsable comptabilité
Exposition estimée 9 sur 10
De 2 250 € à 4 167 € bruts par mois
1 237 contrats de travail publiés pour ce code
La production des comptes et des états de synthèse est très largement outillée. Ce qui reste au responsable, c’est de répondre de ces comptes devant un commissaire, un dirigeant ou l’administration fiscale.
Contrôleur / Contrôleuse de gestion
Exposition estimée 9 sur 10
De 1 914 € à 4 167 € bruts par mois
1 054 contrats de travail publiés pour ce code
Construire un tableau de bord, calculer un écart, en tirer un commentaire : ces trois gestes se font sur des données déjà structurées, et c’est exactement le terrain où les outils progressent le plus vite.
Conseiller / Conseillère clientèle à distance
Exposition estimée 9 sur 10
De 1 802 € à 2 083 € bruts par mois
837 contrats de travail publiés pour ce code
Le métier s’exerce entièrement par téléphone, messagerie et formulaire, sur des demandes dont une large part se répète. C’est le premier endroit où les entreprises ont installé des agents conversationnels.
Auditeur comptable et financier / Auditrice comptable et financière
Exposition estimée 9 sur 10
De 2 083 € à 3 750 € bruts par mois
773 contrats de travail publiés pour ce code
Le rapprochement de pièces, la recherche d’anomalies et la rédaction des constats se traitent sur des fichiers. En revanche, la signature engage une responsabilité que personne ne délègue à un outil.
Consultant fonctionnel / Consultante fonctionnelle des systèmes d’information
Exposition estimée 9 sur 10
De 2 101 € à 4 167 € bruts par mois
692 contrats de travail publiés pour ce code
Traduire un besoin de gestion en paramétrage d’outil produit surtout des documents : comptes rendus d’atelier, spécifications, cahiers de recette. Ce sont des livrables que les outils de rédaction savent ébaucher.
Développeur / Développeuse web
Exposition estimée 9 sur 10
De 1 974 € à 3 750 € bruts par mois
635 contrats de travail publiés pour ce code
Écrire du code est une activité entièrement textuelle, et les assistants de programmation y sont déjà installés dans le quotidien des équipes. Ce qu’ils ne font pas : décider de ce qu’il faut construire, et répondre de ce qui est livré.
Technicien / Technicienne d’exploitation informatique
Exposition estimée 9 sur 10
De 1 815 € à 2 917 € bruts par mois
604 contrats de travail publiés pour ce code
Surveiller des traitements, relancer ce qui a échoué, tenir le journal des incidents : le poste vit dans des consoles. L’automatisation de ces gestes est ancienne et continue de progresser.
Administrateur / Administratrice de systèmes d’information (SI)
Exposition estimée 9 sur 10
De 1 972 € à 3 750 € bruts par mois
539 contrats de travail publiés pour ce code
Installer, configurer, mettre à jour, tenir les droits d’accès : ces opérations s’écrivent désormais en scripts plutôt qu’à la main, et un script se fait assister. La décision de qui a accès à quoi reste humaine.
Développeur / Développeuse informatique
Exposition estimée 9 sur 10
De 1 896 € à 3 833 € bruts par mois
518 contrats de travail publiés pour ce code
Même matière que le développement web, sur les logiciels internes d’une organisation. L’assistance à l’écriture y fonctionne bien ; la connaissance du métier que le logiciel applique reste ce qui manque le plus.
Comptable
Exposition estimée 8 sur 10
De 1 820 € à 3 040 € bruts par mois
9 301 contrats de travail publiés pour ce code
Le métier le plus recruteur de ce classement, et celui où l’outillage est le plus installé depuis le plus longtemps. La part qui tient encore : choisir le traitement juste quand la règle fiscale laisse plusieurs options.
Gestionnaire paie
Exposition estimée 8 sur 10
De 1 842 € à 3 200 € bruts par mois
3 580 contrats de travail publiés pour ce code
Le calcul lui-même est fait par le logiciel depuis des décennies. Ce qui occupe réellement le poste, c’est de rattraper les cas que le logiciel traite mal, et d’expliquer un bulletin à qui le reçoit.
Technicien / Technicienne méthodes
Exposition estimée 8 sur 10
De 1 802 € à 2 730 € bruts par mois
2 125 contrats de travail publiés pour ce code
Le poste décrit comment une pièce sera fabriquée : gammes, temps, outillages, documents d’atelier. Ce travail se fait dans des logiciels de conception et de gestion de production, et une partie des calculs s’y optimise déjà seule.
Ingénieur / Ingénieure R&D en industrie
Exposition estimée 8 sur 10
De 2 000 € à 4 167 € bruts par mois
2 029 contrats de travail publiés pour ce code
Modéliser, simuler, dépouiller des essais, rédiger un rapport : l’essentiel se passe devant un écran. L’essai physique se fait encore sur un banc, et c’est lui qui tranche quand la simulation se trompe.
Assistant commercial / Assistante commerciale
Exposition estimée 8 sur 10
De 1 802 € à 2 500 € bruts par mois
1 725 contrats de travail publiés pour ce code
Devis, commandes, relances, mise à jour du fichier client : le poste tient un flux de documents répétitifs. La relation avec un client qui réclame reste un échange entre deux personnes, et c’est souvent là que la commande se sauve.
Chargé / Chargée de recrutement
Exposition estimée 8 sur 10
De 1 802 € à 2 500 € bruts par mois
1 709 contrats de travail publiés pour ce code
Rédiger une annonce, trier des candidatures, organiser des rendez-vous : trois tâches sur fichiers et agendas. L’entretien, et surtout la décision d’embaucher quelqu’un, ne se délèguent pas.
Assistant / Assistante de direction
Exposition estimée 8 sur 10
De 1 802 € à 2 917 € bruts par mois
1 418 contrats de travail publiés pour ce code
Comptes rendus, notes, dossiers de réunion, suivi de décisions : la production écrite occupe une grande part du poste. En revanche, savoir qui décide quoi dans la maison ne se trouve dans aucun outil, et cela met des mois à s’acquérir.
Fourchettes de salaire : France Travail, « Metierscope, statistiques du marché du travail par métier », service en ligne, mis à jour en continu, période de référence 1er trimestre 2026. Ce sont des salaires bruts proposés à l’embauche, par code métier, pas des rémunérations constatées en poste.
Contrats de travail publiés : France Travail, « API Offres d’emploi, comptage des contrats de travail publiés par code ROME », version 2, hors alternance et apprentissage, relevé le 1er juillet 2026. Un comptage à un jour donné, par code métier et tous secteurs confondus : ces nombres ne s’additionnent pas d’une liste à l’autre, et ce ne sont pas des intentions d’embauche.
Ce qui change, famille par famille
Cinq familles se partagent le classement. Pour chacune, ce que l’outil prend et ce qui garde de la valeur.
Comptabilité, gestion et paie
six des dix-huit métiers de la liste
Ce que l’outil prend
La saisie des pièces, le rapprochement bancaire, la production des états, le calcul des bulletins, la détection des écritures qui sortent de l’ordinaire. Ce sont des opérations sur des données déjà structurées, et elles sont outillées depuis longtemps avant l’arrivée des modèles de langage.
Ce qui garde de la valeur
Choisir le traitement juste quand la règle fiscale ou sociale laisse plusieurs options, et répondre de ce choix devant un contrôle. Expliquer un bulletin à quelqu’un qui le trouve faux. Tenir le dialogue avec un commissaire aux comptes, un dirigeant ou une administration. Ce que ces situations demandent, c’est de porter une décision devant quelqu’un.
Secrétariat, assistanat et gestion administrative
trois des dix-huit, dont l’assistant administratif, deuxième métier le plus exposé du classement
Ce que l’outil prend
La rédaction d’un compte rendu à partir de notes, la mise en forme, le classement, la relance, la préparation d’un dossier de réunion. Côté recrutement, la rédaction d’une annonce et le tri des candidatures relèvent de la même matière. Ces tâches produisent du texte à partir de texte, et c’est exactement ce que les modèles de langage font le mieux.
Ce qui garde de la valeur
Savoir qui décide quoi dans la maison, et à qui une question doit être posée pour avancer. Arbitrer un agenda quand deux urgences se présentent. Conduire un entretien, et porter la décision d’embaucher quelqu’un. Cette connaissance se construit sur le poste et ne se trouve dans aucun outil.
Relation client et commerce à distance
deux des dix-huit
Ce que l’outil prend
Les demandes qui se répètent, celles dont la réponse est dans une base de connaissance. Les entreprises y ont installé des agents conversationnels avant partout ailleurs, et c’est la part du métier qui diminue.
Ce qui garde de la valeur
Le dossier compliqué, le client en colère, le cas qui n’entre dans aucune case. La compétence qui monte est celle du deuxième niveau : prendre la main quand l’outil a échoué, et réparer la relation en même temps que le problème.
Développement et exploitation informatique
cinq des dix-huit
Ce que l’outil prend
L’écriture du code répétitif, la rédaction des tests, la documentation, les scripts d’administration. Les assistants de programmation sont installés dans le quotidien des équipes, et cette part du travail va plus vite qu’avant.
Ce qui garde de la valeur
Décider ce qu’il faut construire, comprendre le métier que le logiciel applique, et répondre de ce qui part en production. Un assistant écrit une fonction ; il ne sait pas si cette fonction résout le problème de l’organisation qui la paie.
Bureau d’études et méthodes industrielles
deux des dix-huit
Ce que l’outil prend
La modélisation, le dépouillement d’essais, l’optimisation d’une gamme de fabrication, la rédaction des documents d’atelier. Le poste vit dans des logiciels de conception et de gestion de production, et une partie des calculs s’y fait déjà seule.
Ce qui garde de la valeur
L’essai physique, qui tranche quand la simulation se trompe, et la connaissance de l’atelier où la pièce sera réellement produite. Un plan qui tient à l’écran peut se révéler infaisable sur la machine, et c’est à l’atelier qu’on le découvre.
Le cas du développement, que nous finançons
Cinq des dix-huit métiers de cette page relèvent du développement et de l’exploitation informatique, et le développeur web y obtient 9 sur 10. Umanity finance des formations qui mènent à ce métier. Nous le disons ici parce qu’un classement qui écarterait les métiers que nous finançons serait inutilisable pour décider quoi que ce soit.
Sur ce point, la source la plus solide est une mesure déjà faite plutôt qu’une projection. En France, l’Insee constate que l’emploi baisse dans les activités informatiques depuis 2023, alors que la valeur ajoutée du secteur, elle, ne marque pas d’inflexion nette. Aux États-Unis, la même publication relève un recul de l’emploi de 1,6 % en 2025, après 1,2 % en 2024, dans les services informatiques.
Source : Insee, Note de conjoncture, éclairage sur l’intelligence artificielle générative, mars 2026. Il faut lire ce chiffre pour ce qu’il mesure, l’emploi d’un secteur et non l’avenir d’un métier. Les postes continuent d’être publiés : les cinq codes informatiques de cette page en comptent 2 988 au relevé du 1er juillet 2026. La baisse signale une entrée plus disputée qu’avant.
Ce que cela change pour quelqu’un qui envisage cette voie tient au contenu de ce qu’il faut savoir faire à l’arrivée, et la décision d’y aller reste ouverte. Les recruteurs attendent moins la capacité à produire du code que celle de comprendre un besoin, de choisir une architecture et de répondre de ce qui est livré. Nous faisons le point là-dessus sur notre page consacrée au fait de devenir développeur en reconversion, et la famille complète du numérique, salaires et volumes de postes compris, est décrite du côté des métiers de la tech et de la data. Deux précautions de lecture avant d’ouvrir cette dernière : ses volumes de postes ne s’additionnent pas avec ceux d’ici, et sa grille ne recouvre cette page que sur quatre codes, les deux métiers de développement, l’administrateur de systèmes et le technicien d’exploitation.
Reste une question qu’on nous pose souvent, et qui n’est pas la même : se former à l’intelligence artificielle elle-même. Les parcours certifiants y dépassent fréquemment les droits disponibles, et les dispositifs qui financent un parcours en IA sont passés en revue sur une page dédiée.
Ce qu’en dit une source publique
Une estimation maison ne tient pas seule. L’Organisation internationale du Travail publie un indice d’exposition des métiers à l’IA générative, établi sur près de trente mille tâches de la nomenclature internationale des professions. Il note chaque métier de 0 à 1 et répartit les plus exposés en quatre gradients, le quatrième réunissant ceux dont l’exposition est la plus forte. Sous ces quatre gradients, l’indice range tous les autres sous l’intitulé « exposition minimale », et c’est là que se trouvent la plupart des métiers manuels.
Les métiers administratifs restent ceux dont l’exposition est la plus forte, et un travailleur sur quatre dans le monde occupe un métier où cette exposition existe à un degré ou à un autre.
Source : Organisation internationale du Travail, « Generative AI and Jobs: A Refined Global Index of Occupational Exposure », ILO Working Paper 140, annexe 1, exposition par métier CITP-08 à 4 chiffres, 20 mai 2025.
Les deux échelles ne se convertissent pas l’une dans l’autre. L’OIT note des tâches dans une nomenclature internationale, notre estimation note une fiche métier française : ce qui se compare, ce sont les rangs et les familles, pas les valeurs.
Là où les deux classements se rejoignent
- Les métiers administratifs et comptables arrivent en tête des deux classements. La saisie, la tenue de comptes et la paie sont dans le gradient le plus exposé de l’indice de l’OIT, et à 8 ou 9 sur 10 dans notre estimation.
- La relation client à distance est au même niveau dans les deux : le téléconseiller commercial est dans le gradient le plus exposé chez l’OIT, le conseiller clientèle à distance à 9 sur 10 chez nous.
- Les métiers manuels sont tout en bas des deux. Le maçon obtient 0,09 sur 1 dans l’indice de l’OIT, qui le range sous le seuil de ses quatre gradients, et 1 sur 10 dans notre estimation.
Là où ils ne s’accordent pas
L’informatique : un seul bloc chez nous, trois niveaux chez l’OIT
Notre estimation place au même niveau, 9 sur 10, le développeur web, le développeur informatique, l’administrateur de systèmes et le technicien d’exploitation. L’indice de l’OIT les sépare nettement : les développeurs web et multimédia sont dans son gradient le plus exposé, les développeurs de logiciels et les administrateurs de systèmes un gradient plus bas, et les techniciens du support informatique deux gradients plus bas. Sur ce point, c’est l’indice de l’OIT qui distingue, et nous qui aplatissons.
La comptabilité : l’OIT sépare l’employé du cadre, nous non
L’indice de l’OIT met les employés de comptabilité dans son gradient le plus exposé et les comptables diplômés un gradient plus bas. Notre estimation donne 9 sur 10 au responsable comptabilité et à l’auditeur, soit un point de plus qu’au comptable : elle suit donc le niveau de technicité plutôt que le niveau de responsabilité, et c’est une faiblesse à connaître avant de lire le classement comme un ordre de priorité.
Deux valeurs de l’indice donnent la mesure de cet écart : les développeurs web et multimédia sont notés 0,60 sur 1 et rangés dans le gradient 4, quand les techniciens du support informatique sont notés 0,47 sur 1 et rangés dans le gradient 2. Notre estimation, elle, les sépare beaucoup moins : le développeur web obtient 9 sur 10 et le technicien d’exploitation informatique 9 sur 10.
D’où vient le score d’exposition
Ce score est une estimation d’Umanity, produite par un modèle de langage à partir des fiches métier de France Travail. Ce n’est pas une statistique publique. Nous l’avons produite nous-mêmes, avec un modèle de langage (Gemini 2.5 Flash Lite) à qui nous avons donné, pour chacun des 1 584 métiers du référentiel de France Travail, la fiche métier publiée par France Travail pour le code ROME 4.0 : description, compétences attendues, contexte de travail. Le modèle a noté 1 582 de ces métiers et renvoyé, pour chacun, une note et sa justification. Relevé le 8 octobre 2026.
La note va de 0 à 10, et elle est calibrée sur des repères fixés à l’avance :
- 0 et 1métiers physiques, où la présence et le geste font le travail
- 4 et 5métiers mixtes, qui tiennent autant au terrain qu’à l’écran
- 8 et 9métiers numériques, dont l’essentiel du travail passe par un écran
- 10métiers à la fois numériques et entièrement routiniers
Un score élevé dit qu’une partie des tâches du métier peut être faite par un outil. Il ne dit pas combien d’emplois existeront demain, ni quand, ni où.
Ce que nous ne tirons pas de ce score : aucune prévision du nombre d’emplois, aucune date, aucune liste de métiers condamnés. Les deux autres grandeurs affichées sur chaque métier, le nombre de contrats de travail publiés et la fourchette de salaire, viennent elles de France Travail et sont relevées code par code, sans intermédiaire. Elles portent leur source sous chaque liste.
Et si vous visez l’un de ces métiers
Ces dix-huit métiers nous intéressent, y compris ceux dont l’exposition estimée est la plus forte. Un métier exposé reste un métier qui recrute, et la question utile porte sur ce qu’on vise à l’intérieur : les tâches qui gardent de la valeur plutôt que celles que l’outil absorbe. Présentez-nous votre projet. Nous l’étudions, nous vous disons quels dispositifs publics peuvent le couvrir, et si la formation et le dossier s’y prêtent, nous vous proposons un contrat de partage de revenu.
Pour voir à quoi ressemblent des dossiers déjà montés, avec le détail de ce qui a été réglé et par qui, nous publions des cas de financement de formation.
Et si votre conclusion est inverse, c’est-à-dire si vous cherchez à vous diriger vers un travail que ces outils touchent peu, l’autre face de ce relevé est sur la page des métiers les moins exposés à l’IA, avec une seconde liste pour ceux qui, parmi eux, paient au-dessus de la médiane.
Vos questions
Un métier exposé à l’IA va-t-il disparaître ?+−
Pourquoi le développement web est-il dans cette liste alors qu’Umanity finance ces formations ?+−
Ce score est-il une statistique officielle ?+−
Faut-il éviter de se former à un métier exposé ?+−
Un projet de formation à faire étudier ?
Dites-nous où vous en êtes et vers quoi vous voulez aller : nous regardons votre dossier et les options de financement qui s’y appliquent.
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